Le Foin de Crau AOP, au cœur de l'équilibre nutritionnel du cheval
Un système digestif naturellement adapté aux fibres
Le cheval est un herbivore dont le système digestif est conçu pour consommer des fourrages tout au long de la journée. Contrairement aux céréales, dont l'amidon est principalement digéré dans l'intestin grêle, les fibres végétales sont fermentées par les micro-organismes du cæcum et du côlon.
Cette fermentation produit des acides gras volatils, notamment de l'acétate, du propionate et du butyrate, qui constituent une source importante d'énergie pour l'organisme.
Une alimentation suffisamment riche en fourrage favorise également la mastication, la production de salive et le bon fonctionnement du système digestif.
Une richesse botanique aux multiples bénéfices
Le Foin de Crau AOP se distingue par la diversité naturelle de ses prairies, associant graminées, légumineuses et plantes diverses.
Les graminées, notamment le fromental et le dactyle, apportent des fibres structurantes et de l'énergie. Elles participent au maintien d'une bonne motricité digestive et à la couverture des besoins énergétiques.
Les légumineuses, comme le trèfle violet et le trèfle blanc, contribuent aux apports en protéines et en calcium, deux éléments essentiels au fonctionnement musculaire, à la croissance et au renouvellement des tissus.
Les plantes diverses complètent cette composition végétale et participent à la diversité du fourrage, à ses caractéristiques aromatiques et à son appétence.
Cette association botanique fait du Foin de Crau un fourrage intéressant pour construire une ration équilibrée.
Trois coupes, des apports complémentaires
La première coupe, généralement plus riche en tiges et en graminées, apporte des fibres structurantes. Elle constitue une base alimentaire intéressante pour les chevaux de loisir et de sport, selon leurs besoins et la valeur énergétique du foin.
La deuxième coupe, souvent plus feuillue, présente un équilibre intéressant entre fibres, énergie, protéines et minéraux. Elle peut convenir aux chevaux ayant une activité régulière ou des besoins nutritionnels plus soutenus.
La troisième coupe, généralement plus riche en légumineuses, peut offrir des concentrations supérieures en protéines et en calcium. Elle présente notamment un intérêt pour les poulinières en lactation ou les chevaux nécessitant des apports protéiques plus importants.
Peut-on réduire le grain et la luzerne ?
Un Foin de Crau AOP de bonne valeur nutritionnelle peut couvrir une part importante des besoins quotidiens d'un cheval.
Lorsque l'énergie apportée par le fourrage est suffisante, les quantités de céréales ou d'aliments concentrés peuvent être réduites, voire supprimées pour certains chevaux à l'entretien ou au travail léger.
De la même manière, les protéines et le calcium naturellement présents dans le Foin de Crau, particulièrement dans certaines deuxièmes et troisièmes coupes, peuvent limiter la nécessité d'ajouter de la luzerne.
Cette approche permet de privilégier une alimentation fondée sur les fibres, de maîtriser les apports en amidon et, dans certaines situations, de réduire le coût de la ration.
Une alimentation adaptée à chaque cheval
Les besoins nutritionnels varient selon le poids, l'âge, l'activité physique, l'état corporel et le stade physiologique du cheval.
L'analyse du fourrage permet d'évaluer précisément son énergie digestible, ses protéines, ses sucres et sa composition minérale afin de déterminer les compléments réellement nécessaires.
Même lorsqu'une ration repose essentiellement sur le foin, un apport complémentaire en vitamines, oligoéléments ou minéraux peut rester indispensable.
Au Grand Peyras, notre conviction est simple : un fourrage de qualité doit constituer la base de l'alimentation du cheval, les compléments venant uniquement répondre aux besoins que celui-ci ne couvre pas.